La 2e Porte à Gauche Archives - La 2ᵉ porte à gauche https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/category/la-2e-porte-a-gauche/ Maison de production Fri, 11 Aug 2023 18:46:31 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.2.8 https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/wp-content/uploads/2019/12/cropped-favicon-32x32.png La 2e Porte à Gauche Archives - La 2ᵉ porte à gauche https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/category/la-2e-porte-a-gauche/ 32 32 ATTABLER https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2018/12/04/attabler/ https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2018/12/04/attabler/#respond Tue, 04 Dec 2018 21:15:14 +0000 https://la2eporteagauche.ca/?p=1528 La table est mise, elle est silencieuse. Une question la hante: qu’est-ce que la danse produit (d’autre) ? Chacun(e) doit trouver sa place. Le processus est fuyant, il résiste à l’œuvre. Les paroles s’assemblent, se ...

L’article ATTABLER est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>

La table est mise, elle est silencieuse. Une question la hante: qu’est-ce que la danse produit (d’autre) ? Chacun(e) doit trouver sa place. Le processus est fuyant, il résiste à l’œuvre. Les paroles s’assemblent, se multiplient pour former le portrait de ce que nous sommes. Il n’y a pas de spectacle, mais un jeu de miroirs sans fin. Des idées, des écrits, des gestes et des bruits animent l’étrange rituel d’être ensemble.

_MG_2051.jpg

ATTABLER | crédit photo : Manoushka De Morceaux 
du 5 au 8 DÉCEMBRE 2018, 17h – 19h à l’Agora de la danse — Espace Paul-André Fortier
4e étage de l’Édifice Wilder, 435 Rue de Bleury, Montréal, QC H3A 2H7

Idée originale et dispositif de création Katya Montaignac
Codirection artistique Nadège Grebmeier Forget, Katya Montaignac
Création et performance Nadège Grebmeier Forget, Emma-Kate Guimond, Hanako Hoshimi-Caines,Véronique Hudon, Katya Montaignac
Scénographie Nadège Grebmeier Forget
Vidéos Emma-Kate Guimond
Résidence de création Agora de la danse
Coproduction Agora de la danse, La 2e Porte à Gauche
Soutien à la production Par B.L.eux

En savoir plus | Billetterie

The table is set, yet it is silent, haunted by a question. What (else) does dance produce? Everyone must find their place. Then the sound of voices and the table comes to life. The process is fleeting, resistant to taking shape. Words come together and multiply, creating a portrait of what we are. There is no show, but an endless play of mirrors. Ideas, texts, movement and noises enliven the strange ritual of being together.

Learn more | Ticket Office

_MG_2086

Véronique Hudon dans ATTABLER | crédit photo : Manoushka De Morceaux 

« Mis en œuvre par la danseuse Katya Montaignac, ATTABLER est un objet atypique proche de l’essai chorégraphique qui fait se télescoper gestes dansés, prises de parole, images plastiques et fragments de texte. Fidèle à l’esprit de la compagnie de faire déborder la danse de ses cadres habituels, la principale tête pensante de La 2e Porte à Gauche s’est associée à l’artiste visuelle et performeuse Nadège Grebmeier Forget pour codiriger ce projet inédit et élaboré sur la longue durée.

Les deux directrices artistiques et leurs collaboratrices — Emma-Kate Guimond, Hanako Hoshimi-Caines et Véronique Hudon — ont tiré matière d’une série de séminaires menée sur deux ans à l’Agora de la danse. Un cadre où des artistes aux bagages pluridisciplinaires ont pu mettre leurs idées sur table et réfléchir autour d’une question de base : « Qu’est-ce que la danse produit (d’autre) ? » En se livrant à l’exercice de penser à partir de la danse, chaque participant a laissé sa trace dans le processus de création ; d’où les présences fantomatiques et les citations invisibles qui viendront teinter les performances des cinq femmes. »

Katya Montaignac et Nadège Grebmeier : la danse, hors du spectaculaire de Mélanie Carpentier, Le Devoir, 1er décembre 2018.

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

ATTABLER est un projet soutenu financièrement par le Conseil des Arts du Canada
et le Conseil des Arts de Montréal.

L’article ATTABLER est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2018/12/04/attabler/feed/ 0
(auto)portraits https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2018/12/03/autoportraits/ https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2018/12/03/autoportraits/#respond Mon, 03 Dec 2018 05:56:47 +0000 https://la2eporteagauche.ca/?p=1538 (auto)portraits vidéos réalisés par Claudia Chan Tak dans le cadre d'un séminaire indisciplinaire de La 2e Porte à Gauche

L’article (auto)portraits est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
Séminaire in(ter)disciplinaire #2 – Paradigmes identitaires (2017)

Parmi les choses que la danse produit, il y a des propositions identitaires : générationnelle, culturelle, sexuelle, assumées consciemment ou non. Il y a des danses pour se rappeler d’où l’on vient et des danses qui essaient d’ouvrir vers de nouveaux horizons.

Durant ce séminaire initié et dirigé par Katya Montaignac et organisé en 2017 par La 2e Porte à Gauche dans le cadre de sa résidence à l’Agora de la danse, Claudia Chan Tak a réalisé une série d'(auto)portraits vidéos sous le prisme de l’identité visant à mettre en lumière les pratiques de chacune des artistes invitées à partir d’extraits d’entretiens réalisés par Véronique Hudon.

FINAL Emma-Kate

FINAL Nadege

FINAL Hanako

FINAL Veronique

 

Merci à la Caisse de la Culture pour le soutien accordé à ce projet de documentation vidéo.

 

L’article (auto)portraits est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2018/12/03/autoportraits/feed/ 0
Chorégraphes anonymes https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2016/11/07/choregraphes-anonymes/ https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2016/11/07/choregraphes-anonymes/#respond Mon, 07 Nov 2016 17:51:45 +0000 https://la2eporteagauche.ca/?p=1360 Séances de rencontres privilégiées dédiées aux chorégraphes et animées par Frédérick Gravel Il y a des forces de déshumanisation à l’œuvre. Une d’elle nous force à nous voir comme des individus, des êtres responsables, isolés, ...

L’article Chorégraphes anonymes est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
Séances de rencontres privilégiées dédiées aux chorégraphes
et animées par Frédérick Gravel
choregraphes_anonymes-1

Il y a des forces de déshumanisation à l’œuvre.
Une d’elle nous force à nous voir comme des individus, des êtres responsables, isolés, redevables. Dans cette position, bizarrement, on se sent impuissants, même si on voudrait bien croire que le fait de pouvoir être ce qu’on veut, être responsable de soi, de son bonheur, de ses agissements et des conséquences nous apporte plus de jeu, plus de pouvoir. En réalité le contraire se produit.
Ignorer que nous sommes les fruits d’une situation d’abord et avant tout, et que le champ de nos possibles y est inscrit, nous fait agir d’une façon absolument improductive.

En échangeant sur notre position commune en tant qu’artistes, sur notre champ des possibles, il y a des chances pour que nous nous sentions plus à même d’agripper le réel. En nous aidant tous à circonscrire ce champ de pratique, sa situation précise, ses défis, il se peut que nous soyons plus à même de nous y inscrire de façon constructive. L’idée ne serait pas de connaître ce qui nous définit et en même temps circonscrit notre champ de pratique pour nous en libérer, mais plutôt de le connaître pour nous sentir effectifs à l’intérieur de celui-ci.

Frédérick Gravel

Un rendez-vous proposé par LA 2e PORTE À GAUCHE – laboratoire de danse contemporaine en partenariat avec Circuit-Est
Prochaine séance : en juin à Québec

Réservation : Danse K par K

L’article Chorégraphes anonymes est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2016/11/07/choregraphes-anonymes/feed/ 0
Le décalogue de La 2e Porte à Gauche | par Katya Montaignac https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2016/06/08/le-decalogue-de-la-2e-porte-a-gauche/ https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2016/06/08/le-decalogue-de-la-2e-porte-a-gauche/#respond Wed, 08 Jun 2016 18:10:10 +0000 https://la2eporteagauche.ca/?p=1315 Pour célébrer les 10 ans du festival offta, La 2e Porte à Gauche répond à la question « Qu’est-ce que l’art vivant ? » en 10 réponses… Pour agrandir : clic droit + Afficher l’image

L’article Le décalogue de La 2e Porte à Gauche | par Katya Montaignac est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
Pour célébrer les 10 ans du festival offta, La 2e Porte à Gauche répond à la question « Qu’est-ce que l’art vivant ? » en 10 réponses…

decalogue2pag.jpgPour agrandir : clic droit + Afficher l’image

L’article Le décalogue de La 2e Porte à Gauche | par Katya Montaignac est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2016/06/08/le-decalogue-de-la-2e-porte-a-gauche/feed/ 0
L’oeil de Claudia sur La 2e Porte à Gauche… https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2016/05/02/regard-de-claudia-chan-tak-sur-la-2e-porte-a-gauche/ https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2016/05/02/regard-de-claudia-chan-tak-sur-la-2e-porte-a-gauche/#respond Mon, 02 May 2016 17:18:06 +0000 https://la2eporteagauche.ca/?p=869 La 2e Porte à Gauche est très fière d’exposer le travail de Claudia Chan Tak dans le cadre du FTA à la Place des Arts. HYDRA est un projet satellite de Pluton. Après avoir documenté ...

L’article L’oeil de Claudia sur La 2e Porte à Gauche… est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
2pag05-16.jpg

Le regard subjectif de Claudia Chan Tak posé sur l’équipe artistique de Pluton

La 2e Porte à Gauche est très fière d’exposer le travail de Claudia Chan Tak dans le cadre du FTA à la Place des Arts. HYDRA est un projet satellite de Pluton. Après avoir documenté en 2014 le processus de collaboration de Rendez-vous à l’hôtel, Claudia assiste, munie de sa caméra, au processus de création de Pluton depuis janvier 2015. Ses photos et captations vidéos témoignent des rencontres artistiques du projet. En outre, l’exposition Hydra s’enrichit de croquis et d’artefacts confectionnés et rassemblés par l’artiste.

hydra-autoportrait-02.jpg

L’œil de Claudia Chan Tak posé sur La 2e Porte à Gauche… | Avec Peter James, Katya Montaignac et Katie Ward, en répétition pour Pluton

Claudia a commencé à s’intéresser aux projets de La 2e Porte à Gauche durant son Bac en danse. En écho à Hydra, nous exhumons de nos archives cet extrait inédit d’un travail rédigé en avril 2011 avec Liane Thériault pour le cours de Danse et société donné par Geneviève Dussault au département de danse de l’UQAM et dont le sujet portait sur la « danse in situ à Montréal »…

1657_continentalxl_06juin_d7446_r_etcheverry-1024x717-2

Le Continental XL de Sylvain Émard présenté dans le cadre du FTA 2011 : on reconnaît Claudia au premier plan parmi les danseurs de l’événement…

Les enjeux artistiques de la danse in situ

Par son format particulier, la danse in situ présente de nouvelles adaptations, mais surtout de nouveaux défis artistiques. (…) Pour Katya Montaignac, faire du in situ c’est se débarrasser des codes de la scène, surtout pour les chorégraphes qui participent aux événements de La 2e Porte à Gauche : « On a noté les paradoxes, les retours inconscients de narcissisme non questionné qu’on véhicule avec nous dans notre formation de danse et de spectateur. C’est inconscient et intuitif. Sans s’en rendre compte, on les voit réapparaître même dans des contextes différents ». Le manque d’expérience fait que leurs attentes sont biaisées par leur vécu propre à l’univers scénique et que leurs choix artistiques ne sont pas nécessairement appropriés à l’intention première de leur œuvre in situ. En résumé, « ce n’est pas tout de danser dans la rue, [il faut y aller] sans utopie du public ».

DSCN0780[1]

7 1/2 à part. (2008) | Spectacle de danse en appartement produit par La 2e Porte à Gauche et présenté pour la journée internationale de la danse organisée par le Regroupement québécois de la danse | Crédit Photo : Élaine Phaneuf | Sur cette photo, on reconnaît Julie Deschênes, Caroline Gravel, Martin Faucher et Lucie Bazzo parmi les spectateurs.

[…] Hors des murs des théâtres, le danseur devient plus vulnérable. Il ne dispose plus de la distance qui le sépare du spectateur et devient ainsi exposé à davantage de risques et d’imprévus. Cependant, comme le dit Gabrielle Surprenant Lacasse, cette vulnérabilité le rend plus humain, plus accessible aux yeux du public. En tant que spectatrice, la proximité avec les interprètes me surprend et me fascine toujours : leurs réactions, leur présence, leur concentration ainsi que leur capacité à gérer cette contiguïté. Je pense à 9½ à part., de La 2e Porte à Gauche où danseurs et spectateurs se mêlaient et où les réactions du public s’avéraient aussi intéressantes que celles des interprètes. Le spectateur devient parfois aussi vulnérable à cause de sa proximité avec les interprètes. Dans 9½ à part., on ne se sentait pas toujours à notre place, et le fait que n’importe qui pouvait devenir un point de regard pour d’autres observateurs pouvait perturber. Dans les projets semblables, les danseurs et les spectateurs se trouvent sur un pied d’égalité venant ainsi démocratiser l’art chorégraphique. (Liane Thériault)

[…] La possibilité de choisir son rôle de spectateur démocratise la danse, mais en plus, cela transforme sa perception de l’artiste, qu’il perçoit soudainement comme son égal, sans prétention et sans hiérarchie. Gabrielle Suprenant Lacasse allait dans ce sens en disant :

« Parce qu’on n’est pas des surhumains. On est des gens qui ont choisi de danser. C’est clair que sur scène on peut être magnifié. C’est normal de voir des corps et de rêver. Le in situ rend plus accessible : tu vois la sueur, l’effort. Tu vois qu’ils rushent avec le sol. Tu vois qu’ils travaillent, qu’ils shakent qu’ils sont essoufflés. Ça humanise la chose. Le mur n’est pas là, la scène non plus. C’est plus confrontant pour le spectateur, il n’y a pas la distance, il est plus engagé physiquement. La première fois que j’ai vu une danse de proche, c’est la main qui shake qui m’a touchée. »

Karine Cloutier, photo de Caroline Bergeron

Projet Vitrines (2005) | La 2e Porte à Gauche en collaboration avec le magasin Simons de Montréal | Crédit photo : Caroline Bergeron | Sur la photo : Karine Cloutier

[…] Toutefois, ceci reste une utopie, parce qu’on ne peut pas affirmer qu’une œuvre est plus accessible seulement parce qu’elle est présentée dehors. En fait, la qualité artistique joue pour beaucoup. Il faut faire des choix réfléchis pour ne pas effrayer un public qui ne connaît pas nécessairement l’univers de la danse contemporaine. Il faut se rappeler que le public est dans une situation qui peut lui sembler délicate et intimidante. Selon l’expérience de Samuel Gaudreau-Lalonde lors de l’événement 7½ à part. de La 2e Porte à Gauche, en tant que spectateur, « on ressent un inconfort du fait de ne pas comprendre tout ce qui arrive, de ne pouvoir dresser des frontières claires. On se met à douter des autres puisque l’on ne sait pas trop s’ils sont performeurs. Alors on fait attention de ne pas trop se commettre. » Cette ambigüité fait qu’il y a un énorme risque d’effrayer le spectateur et de l’éloigner à jamais du monde de la danse. Un des artistes de La 2e Porte à Gauche cité par Philip Szporer disait d’ailleurs : « Sometimes you make the right choice and everyone feels welcome and sometimes you don’t and everyone is a little alienated. » (Szporer, 2009)

Extraits inédits d’un travail rédigé par Claudia Chan Tak et Liane Thériault en avril 2011  (cours de Danse et société donné par Geneviève Dussault au Bac en danse de l’UQAM).

bandeau_hydra.jpg

Retrouvez les vidéos, photos et croquis de Claudia Chan Tak exposés dans Hydra, l’exposition présentée le cadre du FTA 2016 à la Place des Arts du 25 mai au 19 juin 2016 en partenariat avec la Fondation Jean-Pierre Perreault et l’école de danse contemporaine de Montréal

L’article L’oeil de Claudia sur La 2e Porte à Gauche… est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2016/05/02/regard-de-claudia-chan-tak-sur-la-2e-porte-a-gauche/feed/ 0
La grande histoire de La 2e Porte à Gauche… (en dessin) https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/08/17/la-grande-histoire-de-la-2e-porte-a-gauche-en-dessin/ https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/08/17/la-grande-histoire-de-la-2e-porte-a-gauche-en-dessin/#respond Mon, 17 Aug 2015 13:19:36 +0000 https://la2eporteagauche.ca/?p=680 L’article La grande histoire de La 2e Porte à Gauche… (en dessin) est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
histoire_2pag

L’article La grande histoire de La 2e Porte à Gauche… (en dessin) est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/08/17/la-grande-histoire-de-la-2e-porte-a-gauche-en-dessin/feed/ 0
Lac à l’épaule : souvenirs… | 2011 https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/06/20/lac-a-lepaule-souvenirs-2011/ https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/06/20/lac-a-lepaule-souvenirs-2011/#respond Sat, 20 Jun 2015 02:39:54 +0000 https://la2eporteagauche.ca/?p=651 En novembre 2011, l’équipe de La 2e Porte à Gauche entreprenait son premier Lac à l’Épaule… Extraits du PV… 1. Philosophie de l’organisme Nous sommes davantage intéressés par la recherche et l’exploration, par l’expérience, que ...

L’article Lac à l’épaule : souvenirs… | 2011 est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
En novembre 2011, l’équipe de La 2e Porte à Gauche entreprenait son premier Lac à l’Épaule… Extraits du PV…

EXPÉRIENCE : Frédérick Gravel, fondateur de La 2e Porte à Gauche | Photo : Benoît Dhennin (2011)

EXPÉRIENCE : Frédérick Gravel, fondateur de La 2e Porte à Gauche | Photo : Benoît Dhennin (2011)

1. Philosophie de l’organisme

Nous sommes davantage intéressés par la recherche et l’exploration, par l’expérience, que par la production de spectacles dans des formes classiques, ou comme aboutissements ultimes.

Nous sommes un labo de recherche, nous y invitons des artistes à partager nos champs de recherche.

2. Mandat

– Faire des collaborations de création.
– Offrir un terreau propice à l’épanouissement artistique des membres.
– Travailler sur le développement artistique.
– Chercher beaucoup et partager cette recherche à travers des spectacles, des articles, des ateliers.

Marie Béland, cofondatrice de La 2e Porte à Gauche

INCUBATEUR : Marie Béland, cofondatrice de La 2e Porte à Gauche | Photo : Benoît Dhennin (2011)

3. Image et notoriété : La 2e Porte à Gauche est perçue comme…

Incubateur, générateur, cellule, plateforme, inducteur, stimulateur, vibromasseur du milieu, incitateur, agitateur,  regroupement d’idéateurs et de concepteurs, fédérateur.

METTRE en action la pensée et la réflexion. Faire avancer la réflexion. Propulsion.

Espace de dialogue et de réflexion entre le public et les artistes.

Quand on invite les gens dans nos projets, on les invite à rentrer, en quelque sorte, dans notre « école ».

4. Vues de l’intérieur et aspirations…

CARREFOUR : Katya Montaignac | Photo : Benoît Dhennin

CARREFOUR : Katya Montaignac | Photo : Benoît Dhennin (2011)

Katya Montaignac : La 2e Porte est un carrefour. Aller chercher les nouveaux membres, les avoir accueillis. Avoir de nouvelles visions.

Catherine Gaudet : Réfléchir en gang autour de projets complexes et compromettants. J’ai envie que La 2e Porte soit audacieuse.

Fred Gravel : Ce qui me branche dans La 2e Porte, ce sont les projets impossibles et les projets de collaboration. Quand on signe un truc en gang, on signe un Manifeste. On ne développe pas un organisme, on développe avant tout des artistes.

Marie Béland : Les choix professionnels que nous faisons individuellement touchent le groupe. Quelle est la frontière? La 2e Porte prend de plus en plus de place. Équilibre à trouver entre nos désirs et nos possibilités. Comment concilier et positionner nos différentes implications (projets personnels vs collectifs).

Rachel Billet | Crédit Photo : Benoît Dhennin

PERMÉABILITÉ : Rachel Billet | Photo : Benoît Dhennin (2011)

Rachel  Billet: Quand je suis entrée dans La 2e Porte, c’était au moment d’une grande décision dans ma vie : celle d’immigrer au Québec. J’étais dans une dynamique de recherche et m’intéressais aux nouveaux modèles de fonctionnement. J’aimais le lien entre l’artistique et l’administratif. La « perméabilité »…

Lire aussi : Pourquoi La 2e Porte à Gauche ? (conversation entre membres | 2008)

L’article Lac à l’épaule : souvenirs… | 2011 est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/06/20/lac-a-lepaule-souvenirs-2011/feed/ 0
Nouvelles réalités de la diffusion 3/3 : le créateur… https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/04/24/nouvelles-realites-de-la-diffusion-33-le-createur/ https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/04/24/nouvelles-realites-de-la-diffusion-33-le-createur/#respond Fri, 24 Apr 2015 14:38:10 +0000 https://la2eporteagauche.ca/?p=626 En préparation à un atelier de RIDEAU sur les nouvelles réalités de la diffusion artistique aujourd’hui, Frédérick Gravel et Katya Montaignac ont répondu aux questions de Caroline Lavoie à partir de l’expérience de La 2e ...

L’article Nouvelles réalités de la diffusion 3/3 : le créateur… est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
En préparation à un atelier de RIDEAU sur les nouvelles réalités de la diffusion artistique aujourd’hui, Frédérick Gravel et Katya Montaignac ont répondu aux questions de Caroline Lavoie à partir de l’expérience de La 2e Porte à Gauche.

LES MULTIPLICITÉS DE LA DIFFUSION : NOUVELLES RÉALITÉS…

Chapitre 3 : Le rôle de l’artiste, du médiateur au commissaire

Projet Vitrines (2005) | La 2e Porte à Gauche en collaboration avec le magasin Simons de Montréal | Cédrit photo : Caroline Bergeron | Sur la photo : Karine Cloutier

Projet Vitrines (2005) | La 2e Porte à Gauche en collaboration avec le magasin Simons de Montréal | Crédit photo : Caroline Bergeron | Sur la photo : Karine Cloutier

Caroline Lavoie : Vous travaillez avec des diffuseurs qui vendent, entre autres, des billets, même si vos spectacles sont présentés hors de leur salle. Que vous disent les diffuseurs du public que vous attirez ?

Katya Montaignac : Parmi les gens qui viennent nous voir, il y a un public conquis qui nous suit. Mais, ce n’est pas nécessairement un public de danse contemporaine, il y a aussi du grand public, notamment un public qui était réfractaire à la danse contemporaine et qui, là, découvre « autre chose ». Certains spectateurs nous suivent depuis qu’ils nous ont rencontrés par hasard dans les vitrines de la Maison Simons, rue Ste-Catherine ou dans THE ART (prononcez dehors) au Carré St-Louis. On a un public qui nous suit d’événement en événement. On attire un public très varié, de tous âges. Je ne peux pas dire qu’il ne s’agit que de jeunes trentenaires, car il y a aussi des gens de 40-50-60 ans. On se retrouve avec toutes sortes de monde… De tous âges… Du grand public.

Frédérick Gravel : Il y a aussi des gens qui fréquentent davantage la danse et qui font partie du public de la danse. Ceux-là vont voir les enjeux, la recherche formelle… Ça peut donc rejoindre les deux publics.

C.L. : Peux-tu nous parler des spectacles que vous avez donnés en dehors des grands centres?

Katya Montaignac : Jusqu’à présent, tout a été présenté à Montréal, sauf Le pARTy, qu’on a fait à Québec avec le Cercle en 2014 et le Bal Moderne qui a été présenté en région (Gaspé, Rimouski, Sherbrooke, Ottawa, Québec…) dans différents événements et  festivals, notamment au Festival country de St-Tite !

Bal Moderne au Festival Western Ste-Tite (2011) | Chorégraphes : Andrew Turner, Marie Béland, Cie Sylvain Émard, Katie Ward, Les Soeurs Schmutt, Geneviève Gagné et Emily Honneger | Animé par Guillaume Girard et DJ Nans

Bien qu’on ait présenté 4quART à Paris, nos productions sont trop lourdes pour la tournée : ça demanderait de déplacer beaucoup de monde. Par exemple : Danse à 10 compte 11 danseurs (dont la machine de Chaleur Humaine), THE ART (prononcez dehors) réunit 12 chorégraphes et une trentaine de danseurs et Le pARTy a déjà rassemblé 75 danseurs juste pour une soirée ! On a organisé le pARTy à Québec avec le Cercle en décembre 2014 en collaboration avec des artistes locaux. Nous ne sommes pas une compagnie qui se destine à la tournée. Nous sommes avant tout un laboratoire. Cependant, il arrive souvent que certains chorégraphes, après avoir créé leur œuvre à La 2e Porte, décident de tourner leur pièce. Nous jouons un rôle local d’émulateur.

Pour Rendez-vous à l’hôtel, les Hôtels Germain, nous offrent de reprendre le spectacle dans les hôtels qu’ils ont à travers le pays, mais là, les diffuseurs reculent… Bien qu’ils économisent le coût de salle, il faut, en contre partie, arrimer notre calendrier à l’achalandage de l’hôtel…

C.L. : Pour vous la médiation artistique est importante ?

Katya Montaignac : On organise des rencontres quasiment après tous nos spectacles. Par exemple, en appartement, l’événement était systématiquement suivi d’une discussion. Avec THE ART (prononcez dehors) à l’Esplanade de la Place des arts, l’événement était systématiquement ponctué par une table ronde, chaque jour à 18h ouverte au public. Avec Rendez-vous à l’hôtel, les gens sont divisés en 4 groupes et il y avait un guide et posait des questions aux spectateurs et il y avait une chambre où les spectateurs étaient invités à écrire leurs commentaires… La discussion avec le public fait partie de chaque projet. Notre moteur, c’est la relation avec le public. (cf. Le fantasme de la participation du public in JEU #147, 2013)

C.L. : Voyez-vous votre rôle comme celui d’un commissaire en danse ?

Katya Montaignac : On joue inévitablement un rôle de commissaire, puisqu’on choisit plusieurs chorégraphes au sein d’un projet artistique. Pour le diffuseur c’est une belle façon de découvrir le travail de nouveaux chorégraphes qu’ils pourraient par la suite décider de programmer. Quant au public, c’est une soirée où il découvre différentes couleurs et styles chorégraphiques. Le public, comme le diffuseur, découvre une variété de chorégraphes émergents et de langages chorégraphiques.

Le pARTy (2013) : 20 chorégraphes dans une discothèque | Une production de La 2e Porte à Gauche présentée en partenariat avec La Tribu, le OFFTA et le FTA | Crédit photo : Mathieu Doyon | Sur la photo : une chorégraphie de Raphaëlle Perreault

C.L. : Comment rêver l’avenir de la diffusion ?

Katya Montaignac : Un lieu de diffusion est avant tout un espace de création. Le diffuseur gagnerait à faire de l’artiste un partenaire de développement en pensant au-delà du « spectacle », à travers des ateliers par exemple. S’associer à un artiste sur 2 ou 3 ans, ou ne serait-ce qu’avoir un artiste « à l’honneur » chaque année, permettrait de l’impliquer à différents niveaux : en animant des rencontres avec le public, en offrant une carte blanche, à travers des projets de médiation dans la communauté, voire même jouer un rôle de commissaire auprès du diffuseur. Plutôt que de considérer le lieu de diffusion comme un paquet de troubles, le voir avant tout comme un vecteur de création permet de déplacer ses contraintes en véritables paramètres de jeu.

Lire aussi : Chapitre 1 : Le diffuseur comme complice artistique
et Chapitre 2 : Impliquer le public

L’article Nouvelles réalités de la diffusion 3/3 : le créateur… est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/04/24/nouvelles-realites-de-la-diffusion-33-le-createur/feed/ 0
Nouvelles réalités de la diffusion 2/3 : le spectateur… https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/03/31/nouvelles-realites-de-la-diffusion-23-le-public/ https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/03/31/nouvelles-realites-de-la-diffusion-23-le-public/#respond Tue, 31 Mar 2015 16:39:45 +0000 https://la2eporteagauche.ca/?p=601 En préparation à un atelier de RIDEAU sur les nouvelles réalités de la diffusion artistique, Frédérick Gravel et Katya Montaignac ont répondu aux questions de Caroline Lavoie à partir de l’expérience de La 2e Porte ...

L’article Nouvelles réalités de la diffusion 2/3 : le spectateur… est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
En préparation à un atelier de RIDEAU sur les nouvelles réalités de la diffusion artistique, Frédérick Gravel et Katya Montaignac ont répondu aux questions de Caroline Lavoie à partir de l’expérience de La 2e Porte à Gauche.

LES MULTIPLICITÉS DE LA DIFFUSION : NOUVELLES RÉALITÉS…

Chapitre 2 : Impliquer le public

Caroline Lavoie : Pour votre projet Danse à dix, vous avez choisi de présenter les chorégraphies dans un bar de danseuses nues. Pourquoi ce choix ? Quelle était l’exploration que vous vouliez faire ?

Frédérick Gravel : Il y a de la nudité dans la danse contemporaine et les réactions sont diverses face à ce phénomène. Mais dans l’idée d’un corps nu qui danse, il y a aussi l’idée de la marchandisation du corps… Consommer de l’art et consommer le danseur… L’artiste se posait la question : « Est-ce que notre but est de séduire le public ? » 

Katya Montaignac : On posait la question aussi bien aux chorégraphes qu’au public – et on pourrait poser la question aux diffuseurs : à quel projet de corps aspirez-vous ?

Dans Danse à 10, le public pouvait « s’acheter » un danseur pour $10. Il allait alors dans un isoloir pour assister à un solo rien que pour lui.

Ce que les spectateurs voyaient d’abord, c’était un éventail de langages chorégraphiques et de couleurs artistiques puisqu’ils voyaient différentes chorégraphies créées par divers créateurs. Après, le spectateur faisait ses choix…

On a aussi réfléchi aux différences qu’il peut y avoir entre le fait de regarder un spectacle de façon anonyme parmi la foule ou de le voir seul à seul, où là, on n’est plus anonyme.

C.L. : Comment réagit le public à vos propositions et à vos événements?

Katya Montaignac : Le public est particulièrement enchanté de vivre des expériences  inédites dans divers lieux hors des salles conventionnelles. Au-delà d’assister à un spectacle de « danse contemporaine », il s’agit pour le public de participer à un véritable « événement ».

7 1/2 à part. (2008) | Crédit Photo : Élaine Phaneuf

Le public mis à table dans 7 1/2 à part. (2008) | Spectacle de danse en appartement produit par La 2e Porte à Gauche et présenté dans le cadre de l’événement Pas de danse, pas de vie! organisé par le Regroupement québécois de la danse. | Six chorégraphes avaient partagé cette « colocation » artistique : Emmanuel Jouthe, Les soeurs Schmutt, Erin Flynn, Julie Châteauvert, Marie Béland et Léna Massiani, avec les interprètes Dany Desjardins, Anne Thériault, Zoey Gauld, Magali Stoll, Monique Romeiko, Johanna Bienaise, Erin Flynn, Dominique Bolduc, Eve Lalonde, Katya Montaignac, Irène Galesso, Geneviève Smith-Courtois, Indiana Escach et Frédéric Gagnon. Sur cette photo, on reconnait Julie Deschênes, Caroline Gravel, Martin Faucher et Lucie Bazzo parmi les spectateurs de la soirée | Crédit photo : Élaine Phaneuf

C.L. : Est-ce que, d’après vous, les spectacles de La 2e Porte à Gauche contribuent à développer un public pour la danse contemporaine ?

Frédérick Gravel : Nos présentations « hors les murs » ont contribué à nous faire connaître au début, car on était moins connus. Notre désir était de présenter nos œuvres au public et donc de faire en sorte que le public voit de la danse contemporaine. Si le public vit une expérience intéressante, il peut développer son goût pour la danse contemporaine.

Nos événements lui permettent de recevoir autrement une œuvre. Ils sont plus près, ils sont inclus dans la proposition, c’est souvent plus immersif. Pour eux, c’est souvent une révélation. Il y a des gens qui ne fréquentent pas la danse contemporaine et tout d’un coup, ils la voient dans un contexte inhabituel et la voient autrement et moins lointaine.

C.L. : Crois-tu que votre public vous suivrait si vous présentiez des événements dans des salles « conventionnelles » ?

Katya Montaignac : Il nous est arrivé de créer des spectacles en salle. À commencer par le Blind Date créé en 2007 à la Cinquième Salle pour la Nuit Blanche : le spectacle a fait salle comble toute la nuit. Nous avons construit le spectacle sous forme de petits tableaux dans l’idée que les spectateurs entreraient et sortiraient librement pour regarder 10 min puis partir voir autre chose dans la Nuit Blanche. Finalement, les spectateurs sont resté en moyenne 1 heure, car ils voulaient voir l’ensemble des tableaux, suscitant une file d’attente vertigineuse dans les couloirs de la Place des arts !

Nous rêvons de reprendre ce spectacle qui se passait à la fois sur scène et hors scène. On rassemblait à la fois le public à l’intérieur de la salle et complice du spectacle, et un public « passant » qui nous rencontrait hors de la salle : cette stratégie artistique suscitait la curiosité des passants qui voulaient tous entrer dans la salle voir ce qui s’y déroulait.

4quART (2011) | Une coproduction de La 2e Porte à Gauche et de Danse-Cité réunissant les chorégraphes : Marie Béland, Frédérick Gravel, Alain Francoeur et Catherine Tardif | Crédit photo : Frédéric Chais

Repenser les codes de la représentation : 4quART (2011) | Une coproduction de La 2e Porte à Gauche et de Danse-Cité présentée au Monument National et réunissant les chorégraphes : Marie Béland, Frédérick Gravel, Alain Francoeur et Catherine Tardif | Sur la photo : Sophie Corriveau et Manuel Roque | Crédit photo : Frédéric Chais

Nous développons différentes stratégies pour rendre le public complice (et consentant !) de nos expériences. Il agit à titre de collaborateur artistique. Dans tous nos spectacles, le public participe à l’œuvre autant que les danseurs.

Lire aussi : Chapitre 1 : Le diffuseur comme complice artistique…
À suivre : Chapitre 3 : Le rôle de l’artiste, entre médiateur et commissaire…

L’article Nouvelles réalités de la diffusion 2/3 : le spectateur… est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/03/31/nouvelles-realites-de-la-diffusion-23-le-public/feed/ 0
Nouvelles réalités de la diffusion 1/3 : le diffuseur… https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/02/28/nouvelles-realites-de-la-diffusion-13/ https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/02/28/nouvelles-realites-de-la-diffusion-13/#respond Sat, 28 Feb 2015 00:30:12 +0000 https://la2eporteagauche.ca/?p=590 En préparation à un atelier de RIDEAU sur les nouvelles réalités de la diffusion artistique, Frédérick Gravel et Katya Montaignac ont répondu aux questions de Caroline Lavoie à partir de l’expérience de La 2e Porte ...

L’article Nouvelles réalités de la diffusion 1/3 : le diffuseur… est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
En préparation à un atelier de RIDEAU sur les nouvelles réalités de la diffusion artistique, Frédérick Gravel et Katya Montaignac ont répondu aux questions de Caroline Lavoie à partir de l’expérience de La 2e Porte à Gauche.

LES MULTIPLICITÉS DE LA DIFFUSION : NOUVELLES RÉALITÉS…

Chapitre 1 : Diffuser autrement…

Caroline Lavoie : À La 2e Porte à Gauche, vous avez beaucoup diffusé vos spectacles hors les lieux de diffusion « conventionnels ». Pourquoi ?

Frédérick Gravel : En fait, ce n’est pas venu d’un désir de ne pas jouer dans les lieux de diffusion officiels, c’est dû au fait que nous, à La 2e Porte à Gauche, on questionne l’espace de représentation. On savait, dès le départ, qu’on voulait créer des œuvres qui nous permettraient d’explorer des façons de faire, différentes de ce qu’on ferait normalement.

IMG_1633

Les chorégraphes Frédérick Gravel et Emmanuel Jouthe dans le bain du 9 1/2 à partager de La 2e Porte à Gauche diffusé par Tangente en 2009 | Photo : Elaine Phaneuf

On ne s’est pas dit : « On ne veut pas jouer dans les lieux de diffusions officiels », c’est plutôt parti de notre questionnement sur « Comment rencontrer le public au-delà de la salle de spectacle ? » On avait envie d’ouvrir de nouveaux espaces de représentation et de diffusion.

Ces modes de diffusion «hors les murs des salles conventionnelles» nous forcent à sortir de nos modes de création habituels. Ils nous poussent à repenser la relation au spectateur dans la création chorégraphique.

C.L. : Est-ce qu’on peut donc dire que votre « façon » de présenter vos spectacles au public, est en lien avec votre mandat artistique ?

Frédérick Gravel : En fait, on peut dire que le fait de présenter hors les murs fait partie des « conséquences » de notre mandat, c’est-à-dire que c’est à cause des explorations qu’on voulait faire qu’on a, entre autres, dansé sur des coins de rue ou ailleurs. Nous avons envie de « jouer » avec les codes de la représentation, de présenter nos œuvres dans différents lieux, d’amener la danse ailleurs. En fait, on a le désir d’amener la danse vers les gens, de l’amener dans les vitrines, ou dehors sur les coins de rue, dans les parcs…

Pour nous, oui, il y a l’idée de présenter la pièce dans des lieux inusités, mais il y a surtout l’idée d’explorer, d’expérimenter les diverses façons de jouer, de danser dans un contexte autre que la salle de spectacle. Car les chorégraphes et les interprètes doivent « penser » la création en fonction du lieu et de la manière dont pourrait être vue l’œuvre par le public. On explore ainsi également de quelle façon les spectateurs observent et reçoivent l’œuvre chorégraphique lorsqu’elle est présentée en dehors du cadre officiel de la représentation.

DSCF3207

L’équipe de La 2e Porte à Gauche en 2008 sur l’esplanade de la Place des Arts pour l’événement The Art (prononcez dehors) : Frédérick Gravel, Amélie Bédard-Gagnon, Katya Montaignac, Marie Béland et Johanna Bienaise | Photo : Anne Massot

C.L. : Au début, lorsque vous avez présenté vos événements hors les lieux de diffusions spécialisés en danse, avez-vous senti des tensions avec les diffuseurs ?

Katya Montaignac : Au contraire, ils ont assisté à nos événements et sont venus nous chercher pour qu’on travaille ensemble. Après avoir créé The Art (prononcez dehors) en 2006 au Carré St-Louis, on a reçu l’année suivante une commande de Paul-André Fortier qui était en résidence à la Cinquième salle de la PDA puis une collaboration avec la Place des Arts, en 2008, pour reprendre l’événement sur l’esplanade. Même chose pour le Bal Moderne : on a d’abord loué une salle et on s’est auto-produit une première fois. Les diffuseurs nous ont ensuite passé des commandes.

C.L. : Vous collaborez donc avec les diffuseurs ?

Frédérick Gravel : C’est clair qu’au début, nous avions le désir de présenter nos œuvres devant le public et de ne pas attendre que les diffuseurs nous choisissent et nous programment dans leurs lieux. Alors, on créait des occasions de rencontrer le public. Maintenant, on est davantage en lien avec des diffuseurs, on diffuse nos spectacles en collaboration avec eux. On est dans leur brochure et ils vendent les billets.

Katya Montaignac : Bien que nos jauges soient plus petites pour nos projets in situ qu’une salle de théâtre traditionnelle, on la remplit et on joue parfois plus de fois. De plus, le diffuseur économise sur les frais de salle. Enfin, le public qui assiste à nos événements représente de nouveaux publics potentiels pour le diffuseur.

Frédérick Gravel : Nous ne nous sommes jamais vu comme un diffuseur, on est plutôt des idéateurs de projets… On vend la majorité de nos événements à cachet. On ne veut pas être « diffuseur ».

Katya Montaignac : On travaille en complicité étroite avec les diffuseurs spécialisés en danse ou non. En tant que diffuseur, l’Agora nous a non seulement épaulé pour « dealer » avec un bar de danseuses nues et a signé directement une entente avec. L’Agora a également agi comme entremetteur pour notre création avec l’Hôtel Le Germain de Montréal. Pour nous, le diffuseur devient un véritable complice artistique.

À suivre : Chapitre 2 : Impliquer le public

L’article Nouvelles réalités de la diffusion 1/3 : le diffuseur… est apparu en premier sur La 2ᵉ porte à gauche.

]]>
https://la2eporteagauche.espaceperreault.ca/2015/02/28/nouvelles-realites-de-la-diffusion-13/feed/ 0